Moto #01

Je vous propose pour le reste de la semaine des photographies vintages de moto. En effet, je suis au Mans pour le week-end car s’y tient l’étape française du championnat du monde de moto GP. Il s’agit de courses de vitesse en moto 3 (125 cm3), moto 2 et moto GP.

L’Amoureux m’a offert cela pour mon anniversaire et étant donné que je suis assidûment le championnat, je me fais une joie de rencontrer en chair et en cylindrée mes chouchous !

Je vous propose aujourd’hui une jolie photo de pub où Eileen Percy, l’actrice britannique de cinéma muet, est sur une moto indienne pour une publicité pour les chaussures Fox, dans les années 1920. Je trouve cette photo de Charles Gates Sheldon à la fois aventurière et osée !

Qu’en pensez-vous ?

Eileen Percy on an Indian Motorcycle in an Ad for Fox Shoes, ca. 1920s

Moto : prudence toujours #Manon

Avec les premiers rayons de soleil, nous voyons tous la sortie des motos ! Les nouvelles bécanes, celles qui attendaient patiemment les premières lueurs ou un léger redoux, celles qui sortent du magasin, du garage, etc. font vrombir leur moteur !

Mais en moto rien n’est jamais sûr, la seule protection c’est celle dont on se couvre, parce que l’on n’est pas des super-héros, et que sans pouvoir magique, les seules choses qui nous protègent sont un bon équipement.

Le #Manon est en soutien à Manon Slomkowski qui a subi un accident de la route le 21 mars 2014.

Le 21 mars 2014 à l’âge de 20 ans j’ai été victime d’un grave accident de la route en moto, depuis j’ai une paralysie complète du plexus brachial, dite (la maladie du motard). 5 nerfs contrôle un bras, 4 sont arrachés de ma moelle, donc irrécupérables, j’ai déjà subit 2 opérations dont une greffe de nerf. Mes chances de retrouver un jour une simple flexion/extension du bras sont de faible chance. J’ai perdu à jamais l’usage du reste, dont la main. Je vis au quotidien avec douleurs neuropathologiques (difficilement supportable) dont souffrent également les personnes amputés. Ma souffrance est physique mais aussi morale, mon corps est lourdement abîmé et fatigue plus vite que la normale. Je ne vivrai sûrement pas autant de temps qu’une personne valide. Je suis privée de ma passion mais aussi de beaucoup d’activités, ma famille s’inquiète pour moi et pour mon avenir. Ma force et ma volonté sont visible, je le vis bien parce que je l’accepte.

Voilà une infime partie de ce que j’ai du réapprendre à faire.

Nous ne sommes pas intouchables sur la route, ces 30 secondes où je l’ai cru, m’ont blessés pour toujours. Vous ne voulez pas ça, conduisez doucement et prudemment.

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Week-end de moto : Niort – épisode 2

Je vous parlais de l’étape Saint Jean d’Angely vendredi, je vais donc poursuivre le week-end.

Petit retour sur la maison d’hôte : la literie est agréable, mais l’heure de départ étant précipitée (10h30 pour rappel ! Sérieux 10h30 un samedi ! Matin !), il faut vite se préparer… Le petit-déjeuner est servi dans une sorte de salle commune, tout en blanc, à l’anglaise (comme les propriétaires). Il y a du choix thé ou café (qui n’est pas bon !), jus de fruits (non frais), lait, eau, muesli et céréales, pains, croissant, confitures, beurre, yaourt. Le petit-déjeuner reste donc classique et non « à l’anglaise » avec des œufs et du bacon…

De plus, alors qu’il y a 5 chambres disponibles, il faut limite s’accorder avec les autres personnes, car la salle ne peut pas accueillir tout le monde.

Bref, ce ne fut pas une expérience exceptionnelle et ce n’est certainement pas une adresse que je recommande.

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Direction Niort, 50 km plus loin, chez nos amis qui nous ont concocté un déjeuner aux petits oignons à base de flan de parmesan, papillote de saumon, fromage et tiramisu fraise. Oui c’est bon et encore vous n’avez pas idée ! Mouarff que je suis méchante.

Alors que la météo n’est toujours pas à son beau fixe, nous prenons la direction de La Rochelle en cette fin d’après-midi pour faire un peu de tourisme.

La ville est joli et il fait au peu près beau. Nous arpentons donc les rues, faisant un peu de lèche-vitrine, découvrant des glaciers ici et là…

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Après une pause café méritée et quelques flâneries sur le port, il est temps de nous rendre au restaurant. Le lieu est agréable, la table jolie et bien dressée.

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La carte est hors de prix au vue de la simplicité des plats, ce qui se confirmera par la suite avec les assiettes. Surtout, l’argument « monde » est un prétexte pour agrémenter chaque plat d’épices !

L’Amoureux a pris une pièce de bœuf avec une purée de pomme de terre, j’ai prix de la lotte avec du blé concassé, en demandant à annuler tous les éléments relevés, on me propose à la place une sauce au cumin, que j’accepte, pensant la sauce à côté, pour goûter. Grave erreur !

Je ne parlerai que de mon plat : la lotte est caoutchouteuse, ne se défait pas bien ; alors qu’à chaque fois que j’en ai mangé, le plat était fin, là il est grossier. Je pensais la sauce à part, elle est en fait incorporée au blé rendant le plat plus que relevé : j’ai été brûlée pendant plus de 3 h après (je me suis couchée brûlée !).

Le seul élément que j’ai apprécié est le café.

Le service qu’en à lui est fait par des élèves de l’école hôtelière qui sont en plein apprentissage : les plats ne sont pas connus (beaucoup d’hésitation), les gestes maladroits… Cela serait totalement acceptable, si les prix ne laissaient supposer un minimum de professionnalisme.

Le chemin du retour se fait dans la douleur, puisque je suis toujours brûlée…

 

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Le lendemain matin, réveil à une heure décente (à la différence de la veille), mais la météo nous fait prendre conscience qu’il va sans doute falloir abréger le séjour, donc il n’y aura pas de balade dans Niort, ce sera pour une prochaine fois.

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Week-end de moto : Niort – épisode 1

Le week-end dernier, je profitais d’un cadeau en « boîte intelligente » arrivant bientôt à expiration pour partir avec l’Amoureux de l’autre côté de la Loire. En effet, on avait réservé une chambre d’hôte pour un « petit week-end ». Et parce que l’on est des malades warriors on a pris la moto…

Oui alors que tout le monde annonce ceci (il faut regarder le grand Ouest) :

Pluie, orage, grêle ! Mais avec un bon planning on pense passer entre les gouttes… Ah ah ah les crédules rigolos !

Donc nous voici vendredi et l’heure du sac a sonné (à prononcer avec une voix grave et fatidique) !

L’équipement est fondamental contre le temps mais surtout contre les chutes (on n’est jamais trop prudent en 2 roues…)

A cela s’ajoute que plus le sac à dos est lourd et encombré de bordel chargé, plus le trajet est difficile, il faut donc optimiser… De fait, les miniatures, les versions voyage et autres échantillons sont le format idéal, tout le superflu est annulé, ce qui pour moi, il faut le savoir, relève de l’exploit !

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Oui, c’est la plus belle des motos !

Le trajet ne fut pas des plus faciles en raison des conditions climatiques. Si le départ se fait sous le soleil, moins de 15 km plus tard on passe sous la première averse. Et ce sera averses sur averses pendant les 2/3 du trajets, au point que mon jean sera totalement trempé… Mais je ne suis pas tombée malade ! J’ai donc connu mon baptême de moto par temps pourri ! (J’ai eu de la chance jusque là de n’avoir roulé que par temps ensoleillé…)

Bref, la destination approche après quelques arrêts en stations essences et les regards plein de pitié des automobilistes. « Sale temps pour les motards » est sans doute l’expression que j’ai le plus entendu ce jour là !

Nous arrivons à destination assez tôt. L’endroit est plein de charme et en plus il fait beau. Toutefois, pour une maison d’hôtes l’hospitalité n’est pas une seconde nature (sauf monsieur le lendemain matin) et les contraintes sont la règle : il faut arriver entre 17h et 19h, le lendemain il faut partir avant 10h30 ! True story ! A plus de 60 € la nuit en temps normal, c’est tout bonnement inadmissible.

Alors que nous arrivons trempés, il n’y a pas de chauffage car ce n’est plus la saison ! True story ! De même le chauffe-serviette est hors-service.

On est donc toujours congelé… Petite douche pour se réchauffer, mais la fonction jet ne fonctionne pas…

Nous allons faire un tour dans la ville à côté Saint-Jean d’Angely, histoire de pouvoir grignoter quelque chose parce que la moto ça creuse et surtout la table d’hôte n’est pas possible ce soir là (mais j’aurais dû m’en douter avec l’absence de réponse au mail envoyé une semaine plus tôt…)

A St-Jean, après avoir récupéré un paquet de chips aux crevettes, nous sillonnons la ville et après avoir jeté un œil sur les divers restaurants , allons lézarder au soleil au pied des marches des halles.

Le dîner sera à la pizzeria « Les Jacobins ». Leurs pizzas sont assez spéciales car la pâte ressemble à une pâte presque briochée tellement elle est aérée (façon bruschetta). En guise de dessert, un café gourmand et nous regagnons nos pénates.

La suite au prochain numéro…

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Saint-Malo

Je vous disais samedi que j’avais été à Saint-Malo. Première balade à moto de l’année, c’est une belle journée qui s’annonçait. Bon entre Rennes et Saint-Malo, il y a à un certain point une chute drastique de température, élément que sans doute tous les motards auront ressentis. L’avantage c’est que dans l’autre sens, s’il ne fait pas nuit, on gagne quelques degrés sur le chemin du retour. Ce qui n’est jamais négligeable. Bref l’approche de la côte et ses températures particulières ne nous rebutent pas. La moto est posée à son emplacement. Direction un hôtel.

Je vous vois venir ! Un café ou un hôtel sont des éléments extrêmement importants en tant que motard (sur)équipé : avec un blouson, un casque, des gants, une botte, l’ensemble pèse une bonne petite tonne et demie, donc s’en délester avant de se balader est aussi nécessaire que jouissif plaisant. D’où la nécessité d’un endroit à peu près sûre où déposer tout son barda. C’est donc armé de mon plus beau sourire que je convainc la concierge en prenant un café au bar.

Direction la plage !

Saint-Malo

Oui le ciel est très très bleu !

La direction vers le Grand Bé s’impose d’elle même, comme un pèlerinage… Après avoir saluer Chateaubriand comme il se doit (rituel du Grand Bé, puisque l’auteur des Mémoires d’outre-tombe y est enterré), nous allons nous installer dans l’herbe face au vent et à la mer (delà à ce que j’écrive une chanson française il n’y a qu’un pas, je sais…).

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Tout passage par Saint-Malo conduit obligatoirement à Timothy : regardez la vitrine vous comprendrez pourquoi :

Saint-Malo Timothy

Saint-Malo Timothy

Saint-Malo Timothy

Le passage sera relativement raissoanble cette fois, puisque nous repartons qu’avec une part de tarte au citron meringuée. Timothy est une délicieuse adresse qui fait crêperie, restaurant et salon de thé (ou plutôt salon de goûter). Les pâtisseries sont maisons. Tout est délicieux !

Pour cette tarte au citron, la crème citron est sans beurre (qui est un des ingrédients en général), la meringue est très croustillante et la pâte sablée délicieuse. La part est vendue 3€ à emporter.

L’adresse si vous faites un tour dans la cité malouine : 7 rue de la Vieille Boucherie dans Saint-Malo intra-muros.

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Petit passage chez Réal pour ses chocolats. Après avoir goûter les nouvelles pâtes à tartiner au caramel, nous goûtons les billes au chocolat, les plaques de chocolat (celle aux framboises est délicieuse !) et repartons avec une belle boîte de billes en chocolat à déguster à la maison !

Quelques kilomètres plus tard, à la maison, il est temps de constater que le soleil en bord de mer, ça tape beaucoup ! Demain on sera bronzé et on aura du chocolat ! Miam !

Va va voum ou de l’art d’être passagère moto

Vendredi c’était petite balade à moto ! La première de l’année ! Parce qu’entre les intempéries-attendues-en-mars-qui-n’ont-pas-eu-lieu et les vrais intempéries-en-avril-et-mai-que-l’on-n’attendait-pas, cela modifie considérablement les agendas balades-à-moto…

Bref, c’est donc la première sortie.

La destination est toute trouvée : c’est Saint-Malo ! Une destination pleine de souvenirs avec son Grand Bé, les marées, la corne qui sonne, nous qui nous moquons des gens restés coincés, toussa, toussa.

Une balade à moto c’est beaucoup de plaisir, le vent, la liberté, les moucherons sur le casque, les différences de températures, les incertitudes des gens en 4 roues… Mais c’est aussi un ensemble de règles à respecter.

Pour commencer un passager doit être un sac de (ou à) patates, dans le sens où c’est un poids neutre : le pilote se penche pour tourner, le sac de patates suit le mouvement ; le pilote freine brusquement, le sac de patates encaisse, etc. Autrement dit, le passager suit les mouvements du pilote à l’identique, c’est-à-dire sans se pencher trop, ni en se relevant Lorsque c’est la première balade, il est fort probable que le pilote demandera au passager de se coller à lui afin d’apprendre les mouvements et ne pas être un piquet droit… Dans le même genre, il est déconseillé de se tenir au bout du bout de la selle.

Avant toute chose, un passager ne peut monter sur le destrier mécanique que lorsque le pilote l’a décidé, c’est signifie que lui même est installé, a réparti son poids et peut encaisser le sac qui monte, qui est un mouvement pas forcément toujours facile à stabiliser… Donc vous vous doutez bien qu’il ne s’agit pas d’un formulaire en 4 exemplaires à faire signer par vos parents, le maire et le Président de la République, mais juste un signe de tête ou autre qui montre que le pilote est prêt.

Les appuis. S’il y a des poignées latérales, n’hésitez pas à les utiliser. Cela peut paraître difficile au début mais l’on s’habitue rapidement à cet exercice d’équilibre. Sinon il est préférable de s’appuyer sur le réservoir (je parle bien sûr pour les motos sportives), et il faut donc prévoir des gants anti-dérapant sinon le trajet sera une véritable torture et vous y perdrez tous les muscles de vos bras et surtout du poignet (oui, je suis une chochotte !) car les bras sur le réservoir signifie enserrer le pilote (il faudrait mieux pour lui donc qu’il ne soit pas trop gros ou alors que vous ayez le long bras !) sans pour autant le gêner dans sa conduite. Avoir un appui sur le réservoir est nécessaire sous peine de s’écraser sur le dos du pilote, qui devra gérer le freinage (pour toutes les raisons de l’accident au daim qui traverse en passant par le débile en 4 roues qui déboîte) plus le poids du passager. Ça fait beaucoup vous en conviendrez.

Autre intérêt de l’appui sur le réservoir c’est qu’il permet d’éviter le choc des casques, qui est sans doute l’une des sensations les plus désagréables (par extension, on ne tape jamais sur le casque, sauf si le pilote conduit comme un taré et qu’il faut le remettre à sa place avec les divers avertissements, je reviendrai dessus).

Autre possibilité, avoir une main sur le réservoir et une main sur la poignée arrière : cela permet d’être assez prêt du pilote pour ne pas gêner sa conduite par trop de vents, et même temps, n’emporte quel freinage devient beaucoup plus facile à appréhender.

L’assise. Sur la route, parce que je suis passagère sur une sportive, je sais que parfois après un freinage un peu trop brusque ou sur la durée du trajet, il arrivera forcément un moment où l’on glisse, où il faut se réinstaller, se restabiliser ou autre. La seule règle est que cela ne peut se faire que lorsque la conduite est sûre, à savoir sur une ligne droite, il est fortement déconseillé de s’amuser à gigoter parce que l’on est mal installé sur une courbe ou un virage, sous peine d’être laissé sur le bas côté par le pilote au mieux, de se prendre une gamelle ou une belle frayeur au pire.

Les codes. Parce que tous les casques ne sont pas munis de radio, il y aura un certain nombre de codes à mettre en place au préalable : si le pilote demande au passager de se coller à lui pour pouvoir mettre les gaz afin de dépasser ou pour passer une série de virages plus facilement ou pour dépasser ce p***** de camping-car qui n’avance pas depuis 2 kilomètres… Le passager peut aussi avoir à communiquer avec le pilote s’il ne va pas bien, qu’il faut faire une pause ou alors parce que au contraire tout va bien et qu’il peut y aller en terme de slaloms. Le passager peut aussi avoir à communiquer pour indiquer les routes (une tape sur la jambe droite ou gauche en fonction de l’intersection, un double frottement sur la cuisse pour aller tout droit par exemple) (oui la moto c’est tactile, ça créé des liens toussa) (promis bientôt j’arrête les parenthèses).

Bonne route !